• LE PRÊCHEUR

    Le Prêcheur est la dernière commune du côté nord-Caraïbes, et elle a pour moi un petit côté de fin du monde... parce que déjà la route s'arrête là!!! (je vous ai déjà expliqué que pour rejoindre la ville suivante, Grand-Rivière, c'est soit à pied, soit en contournant la montagne Pelée par le sud). Même si la route pour accéder au Prêcheur (après St-Pierre) est plutôt bien entretenue, il arrive qu'en cas de fortes pluies elle soit coupée, car l'eau dévale dans les ravines et traverse la route pour accéder à la mer : les habitants sont alors bloqués d'un côté ou de l'autre par ces gués inondés! Mais c'est aussi un petit village tranquille, avec ses petits trésors (Habitation Céron, Cascade Couleuvre, Anse Lévrier, etc...).

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    Pour finir ma présentation de la ville du Prêcheur, je vous montre aujourd'hui le nouveau pont qui permet de traverser la ville : 

    Alors vous allez me dire "c'est juste un pont"... Et bien pas que! Déjà c'est le premier pont suspendu à arc unique de France : il a été inauguré en 2017, le précédent ayant été endommagé par des lahars. L'occasion pour moi de vous parler de ce phénomène, dont la ville du Prêcheur est particulièrement exposée depuis le début d'année.

    Un lahar, c'est une coulée de boue volcanique, qui fait suite à de fortes pluies, ou à une tempête : tous les débris issus de la montagne Pelée, cendres volcaniques, terre, roches, sont emportées par la force de l'eau et dévalent le lit de la rivière, emportant ce qui se trouve sur son passage. Un lahar a ainsi détruit le pont existant au Prêcheur en 2010. Depuis le début d'année, il y a régulièrement des lahars dans ce village. Une sirène est mise en place pour avertir la population (malheureusement le système de détection installé en amont sur la rivière avait été arraché en janvier) : imaginez être réveillé en pleine nuit par l'alarme indiquant une coulée de boue, voire devoir évacuer! C'est très angoissant pour les habitants! Voici le lit de la rivière (au niveau du pont) en l'absence de lahar :

    Le lahar présente un risque pour la population donc, et pour les constructions. Il faut après son passage déblayer la rivière pour enlever les dépôts de boue, de roches, de branches... C'est déjà très impressionnant de voir ce lit de rivière depuis le pont, et on imagine très bien la force de dévalement du lahar !

    Ce nouveau pont a donc été conçu pour résister aux séismes, aux vents cycloniques (250km/h), pour s'adapter aux coulées de boue, et résister à l'érosion des berges qui en découle!! Et a priori le pont est éclairé la nuit (nous n'y sommes pas allés de nuit!) : [photo 'empruntée' sur les réseaux sociaux]

    Vous voyez, juste avec un pont, on en apprend sur la géologie locale ;-)


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  • Au Prêcheur se trouve l'un des 4 phares présents en Martinique. Il a été construit en 1927, à une hauteur de 23m au-dessus du niveau de la mer, et il fait approximativement 12m de haut.

    Tout comme le phare de la Caravelle, ce phare est entièrement automatisé et contrôlé depuis Fort-de-France par l'unité des phares et balises, ce depuis 1990.

     


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  • Incontournable ici quand vous visitez une ville : voir son (ou ses) église(s)... Donc on n'a pas dérogé à la règle... Mais avant de vous présenter l'église, je vous montre l'ancien clocher, seul vestige du premier édifice construit en 1640 (ce qui en fait le plus vieux clocher de la Martinique), et qui domine la nouvelle église :

    Jusque dans les années 1990, ce clocher abritait a priori les 3 cloches qui sont maintenant exposées plus bas devant la nouvelle église, dont celle du milieu qui aurait été offerte par Louis XIV, après avoir été fondue à Brest en 1712. L'église en elle-même est de construction assez récente (1930).


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